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Posts Tagged ‘France’

Le Rendez-vous d’un soir d’hiver (1933) – Joë Bousquet

octobre 23, 2016 Laisser un commentaire

C’est alors qu’Annie acheva d’écarter dans mon cœur le fragile tissu de son apparence et qu’elle s’introduisit, me sembla-t-il, en moi vivante, par l’effet d’une opération que ne me dévoilait aucune image. Elle se donnait comme une révélation à la veille d’être totale, et qui passait sur moi dans une annonce de douceur.
[…]
Annie vivait en moi comme si son regard avait chassé le mien. On aurait dit que sa présence m’accablait et ne se révélait qu’à travers l’invisibilité d’un monde où elle était seule à pouvoir m’accueillir.

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Machine to Machine (2013) – Philippe Rouy

octobre 17, 2016 Laisser un commentaire

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Magma (2014) – Alice Heit

octobre 17, 2016 Laisser un commentaire

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L’espace littéraire (1955) – Maurice Blanchot

septembre 17, 2015 Laisser un commentaire

« Qu’on le regarde encore, cet être splendide d’où la beauté rayonne : il est, je le vois, parfaitement semblable à lui-même ; il se ressemble. Le cadavre est sa propre image. Il n’a plus avec ce monde où il apparaît encore que les relations d’une image, possibilité obscure, ombre en tout temps présente derrière la forme vivante et qui maintenant, loin de se séparer de cette forme, la transforme tout entière en ombre. Le cadavre est le reflet se rendant maître de la vie reflétée, l’absorbant, s’identifiant substantiellement à elle et la faisant passer de sa valeur d’usage et de vérité à quelque chose d’incroyable – inusuel et neutre. Et si le cadavre est si ressemblant, c’est qu’il n’est aussi rien de plus. Il est le semblable, semblable à un degré absolu, bouleversant et merveilleux. Mais à quoi ressemble-t-il? A rien. »

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Le médisant par bonté (1945) – Joë Bousquet

septembre 17, 2015 Laisser un commentaire

« Les morts ne sont pas aveugles, ils ont des yeux qui nous suppriment. Ils nous regardent comme si nous n’avions jamais été. […] Alors, je l’ai vu, sur le noir de la glace, les yeux clos dans le capitonnage de satin qui double les cercueils et il avait les deux mains croisées sur la poitrine, comme un homme qui attend d’être jugé. Je n’ai rien dit, je craignais de ne pouvoir parler et, depuis ce jour, je prie pour qu’il ait la paix, puisque les morts ne savent plus imaginer le bonheur. Tout ce qui a fait leur existence est sur eux comme un amour fini. Ils connaissent tout et rien ne les reconnaît. […] Ils nous voient et nous n’avons pas d’yeux pour ce qu’ils sont. »

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Compact (1966) – Maurice Roche

mars 13, 2015 Laisser un commentaire

Jouer quinton au vif du divin sadinet (piccina frottifrottola)

Jouter quintan d’un nerf préféré (la foutre (l’envoyer) en l’air!)

Je branlois le rifloir, piquois des deux : Sus au point de fuite sliop-snas-noc!

Je rassemblois toute ma volonté à l’extrême pointe de l’espafut jusqu’à ce qu’iceluy se monstrât roide et tencdu à poinct; puis entamais la partie, m’escrimois au pertuis :
– Baisoigne! hurlait la folle. Aboule ton bise-nénesse…

J’attrapois et tripotois popotin

timbré en coeur d’un cache-fri-fri de neuille aux retroussis kif-kif la calotte sommée d’une houppe soutenue par deux jambots holpifs.
Avec ce cri de guerre : « Montjoie Sainte Bitte! » Et le slogan : « Et con soumis mour igné ».

Maintenant, hormis son blase, je la cognoissois à fond… (soit : Mézigue aiguisant zigzag le tout sur le tout – sachant que la chose estoit du machin autre ou du truc.)

Nossucénos son écusson, je voyais rouge et gueulais : « -Taïaut! Au pal el contre-pal… A la pile – flanqué – à la fasce! » (De senestre à dextre) Taillois tranche « Pas de quartier! » Tranchois tronche (de dextre à senestre), voir tronchois tranche (selon que j’estois en face, ou en face de qui en face etc…)

Je béhouardais à m’en bistourner le gros-bois; poussois du col et appuyois au cul de telle force que les sangles les sursangles les arçons les bricoles m’en pensèrent rompre.

Lors cuydois enfiler, outre d’outre en outre la môme, le pajot, le hachoir à broquilles, la table de nuit, le mur d’en face, le gnare d’à-côté et sa grognasse d’Amerloque, le plancher tous les étages en descendant… et en montant ; ça crevait le plafond, le toit, et fonçait à tombeau ouvert – propulsé par des siècles de volonté de survivre, à en clamser – vers les espaces stellaires, infinis, au silence éternel, etc…

Et – regressus ad originem pour coïncider avec la cosmogonie – ça remontait le cours du temps, « à rebrousse-poil », jusqu’au pithécanthrope qui en glouissait, créant un embryon de langage féroce (meuglement complémentaire de l’harmonie préétablie des sphères que j’essayais, à travers la nana, d’arracher progressivement au chaos constitué par le « bruit de fond universel ».

[…]

ET VENUS EST VENUE EVE NUE AI VEINE EUE…

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Los días de nuestra muerte (1970) – Dominique Dubosc

mars 13, 2015 Laisser un commentaire

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