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Posts Tagged ‘Allemagne’

Der letzte Mann / The Last Laugh (1924) – Friedrich Wilhelm Murnau

octobre 3, 2014 Laisser un commentaire

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Zum Vergleich / In Comparison (2009) – Harun Farocki

novembre 8, 2013 Laisser un commentaire

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Petite anatomie de l’image : L’anatomie de l’amour (1957) – Hans Bellmer

novembre 1, 2013 Laisser un commentaire

Comment veux-tu que je t’appelle quand l’intérieur de ta bouche cesse de ressembler à une parole, quand tes seins sont à genoux derrière tes doigts et quand tes pieds s’ouvrent ou cachent l’aisselle, ta belle figure en feu…

Ton costume devrait donc faire coïncider avec tes seins l’image de tes fesses, imprimée sur le tissu en trois couleurs. Les jambes s’écarteront ainsi à droite et à gauche le long des manches rembourrées, et les bas blancs, longs gants rayés de rose, encourageront tes doigts à être deux fois la bottine, dont le talon serait le corset du pouce, et dont la pointe rouge serait l’index.

Les épaules ont le contour de tes hanches : sur le dos du costume figure, renversé, ton devant nu, de façon que monte naturellement entre tes fesses la verticale, qui dans l’image sépare les seins.

Le pied droit se répète plusieurs fois dans ta chevelure, mais en dimensions arbitraires, parce que ta chevelure noire, couleur goudron aux reflets de vaseline, est coiffée en torsades irrégulières ressemblant chacune à ton pied droit et se ressoudant en profondeur dans ta chevelure, à certains endroits où se cache un regard.

Pas plus petites qu’un grand œil, tes oreilles sont les mains de l’enfant qui occupe ta tête, bercée de tes mains dont l’enfant n’est pas plus grand que toi qui m’aimes…

[…]

Il est certain qu’on ne se demandait pas assez sérieusement, jusqu’à présent, dans quelle mesure l’image de la femme désirée serait prédestinée par l’image de l’homme qui désire, donc en dernier lieu par une série de projections du phallus, qui iraient progressivement du détail de la femme vers son ensemble, de façon que le doigt de la femme, la main, le bras, la jambe soient le sexe de l’homme, – que le sexe de l’homme soit la jambe gantée du bas collant, d’où sort gonflée la cuisse – qu’il soit le couple des fesses ovoïdes qui donnent l’élan à l’épine dorsale, légèrement recourbée – qu’il soit le sein double attaché au cou tendu ou librement suspendu au tronc – qu’il soit enfin la femme entière, assise, le dos creux, avec ou sans chapeau, debout…

Ceci posé, tout nous engage à penser que le sexe de la femme puisse, lui aussi, déterminer son image entière, que le vagin soit entre son propre pouce et son index, entre ses mains, entre ses pieds joints, entre les plis de son bras, de son aisselle, qu’il soit son oreille, son sourire, sa larme à l’œil fermé.

Mais pour que l’image de la femme obéisse ainsi à la formule vagin, il faut bien, répétons-le, que le vagin ait été d’abord simulé par l’organisme de l’homme, qu’il ait envahi son schéma corporel, son imagination musculaire.

[…]

L’essentiel à retenir du monstrueux dictionnaire des analogies-antagonismes qu’est le dictionnaire de l’image, c’est que tel détail, telle jambe, n’est perceptible, accessible à la mémoire et disponible, bref, n’est RÉEL, que si le désir ne le prend pas fatalement pour une jambe. L’objet identique à lui-même reste sans réalité.

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Sur les falaises de marbre (1939) – Ernst Jünger

août 19, 2013 Laisser un commentaire

Entre rive et falaises s’étendaient les coteaux à vignobles et le sentier le long de leurs pentes allait se perdant. A ces chemins se lie le souvenir d’un éveil rayonnant, fait d’étonnement, et qui tout à la fois nous emplit de crainte et nous ravit. Ce fut comme si, des profondeurs de la vie, nous étions remontés à sa surface. Pareille au coup frappé au carreau qui nous tire du sommeil, une image était tombée dans la nuit de notre ivresse, peut-être la corne de bouc qu’en ces contrées le paysan plante au bout d’une longue rame dans le sol de son jardin, peut-être le grand-duc aux yeux jaunes perché sur le faîte d’une grange, ou quelque météore filant dans un crépitement à la voûte du ciel. Toujours est-il que nous demeurâmes comme pétrifiés, et un brusque frisson nous pénétra jusqu’aux moelles. Il nous sembla alors que pour contempler les paysages un nouveau sens nous était donné. Nous regardions comme avec des yeux auxquels il est accordé de voir l’or et les cristaux qui courent en veines brillantes dans la profondeur des terres vitreuses.

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An Essay on Liberation (1969) – Herbert Marcuse

janvier 10, 2013 Laisser un commentaire
The idea of a new type of man as the member ( though not as the builder) of a socialist society appears in Marx and Engels in the concept of the « all-round individual », free to engage in the most varying activities. In the socialist society corresponding to this idea, the free development of individual faculties would replace the subjection of the individual to the division of labor. But no matter what activities the all-round individual would choose, they would be activities which are bound to lose the quality of freedom if exercised « en masse » — and they would be « en masse », for even the most authentic socialist society would inherit the population growth and the mass basis of advanced capitalism. The early Marxian example of the free individuals alternating between hunting, fishing, criticizing, and so on, had a joking-ironical sound from the beginning, indicative of the impossibility anticipating the ways in which liberated human beings would use their freedom.
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Aus dem Leben der Marionetten (1980) – Ingmar Bergman

novembre 3, 2012 2 commentaires

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La tragédie de la culture: La mode (1895) – Georg Simmel

juin 28, 2012 Laisser un commentaire

La façon donnée à l’homme de concevoir les phénomènes de la vie nous fait sentir une pluralité des forces en tous points de l’existence; chacune de ces forces, en l’occurrence, s’évertue à dépasser le phénomène réel, brise contre l’autre son infinité, la convertit alors en simple tension et nostalgie. Dans tout agir, fût-ce le plus complet et le plus fécond, nous sentons quelque chose qui n’est pas encore parvenu entièrement à s’exprimer. Cela étant dû à la limitation réciproque des éléments qui s’entrechoquent, leur dualisme révèle justement l’unité de la vie globale. Et il faut d’abord que chaque énergie intérieure excède la mesure de son expression visible pour que l’existence acquière cette richesse de possibilités inépuisées qui va compléter sa réalité fragmentaire; alors seulement, les manifestations de la vie laissent soupçonner des forces plus profondes, des tensions plus ouvertes, une lutte et une paix de plus grande ampleur que les données immédiates ne le trahissent.

 

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