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Archive for the ‘Programmation’ Category

YouTube USA

avril 12, 2018 Laisser un commentaire

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11 avril 2018, FranceDoc / Mashup Film Festival, Espace en cours, Paris

RIP in Pieces America,  Dominic Gagnon (2009) 60′, FIMIF SAS DAD, noisepuppet (2015) 4’, School Shooting, Thibault Le Texier, Nathalie Paton (2016) 30′ 

Ce programme se concentre sur deux phénomènes américains liés à la violence et leur diffusion médiatique via Youtube : les théories du complot concernant le New World Order, et les fusillades dans les écoles. Ces films composés de matériaux trouvés sur internet explorent la complexité et les ambiguité de ces individus se mettant eux-même en scène sur les réseaux sociaux et de la société dans laquelle ils vivent.

RIP in Pieces America (2009) – Dominic Gagnon, 60′, Canada
Un nouvel ordre mondial, les systèmes de contrôle, les marchés financiers, l’effondrement de l’économie, la survivance, la haine de la politique, la Bible et la Constitution, le fondamentalisme chrétien, des instructions pour l’insurrection, des chansons de révolte… À travers des images floues, des hommes en colère, masqués ou déguisés parlent à la caméra : ils se méfient de leur gouvernement, ils sont armés, ils délirent. Internaute acharné, Dominic Gagnon remarque que ces clips anonymes postés sur YouTube peuvent être considérés comme inappropriés par n’importe qui et par conséquent effacés. Il commence à s’y intéresser, à les télécharger, à les sauver au nom d’une archéologie du web, à les organiser dans un discours organique qui s’appuie sur les nombreuses analogies qui les rassemblent. (Luciano Barisone)

FIMIF SAS DAD (2015) noisepuppet, 4’, USA
Youtube Poop détournant des films éducatifs américains sur les armes: “You need guns and lots of them.”

School Shooting (2016) – Thibault Le Texier, Nathalie Paton, 30′, France
Régulièrement, depuis vingt-cinq ans, des adolescents font irruption dans leur école et tuent, suscitant chaque fois des ouragans médiatiques. La plupart de ces tueurs utilisent YouTube et les réseaux sociaux pour expliquer leur geste, leur colère, leur souffrance. Une fois leurs meurtres accomplis, ils continuent à vivre en ligne, haïs par certains YouTubeurs, et célébrés par d’autres.

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Catégories :Programmation

Intimités numériques

mars 6, 2018 Laisser un commentaire

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16 mars 2018, FranceDoc / Mashup Film Festival, Vidéodrome, Marseille

Monsieur Google, à qui appartient la réalité ?, de Jean-Marc Chapoulie (2013), 45′, www.webcam, Lionel Soukaz (2005), 27′

Ce programme met l’accent sur les rapports des outils numériques à l’intimité: des intrusions de Google dans la vie privée à la pratique de Chatroulette.

Jean-Marc Chapoulie découvre après une recherche sur Google Maps que son adresse figure dans leur répertoire, ainsi qu’une photographie de lui et de sa fille installés au café de la rue figurant sur Google Street View. Il décide de contacter Google afin de leur demander de déflouter son visage et celui de sa fille, cette image renvoyant à un moment important pour lui.

Pratiques sexuelles high-tech, mélancolie classique, histoire d’amour avec des images capables de soudain s’incarner. « Témoigner de mon époque et de mes amours, aimer devient un acte de résistance dans une société où l’être est nié, réduit à son pouvoir d’achat ou sinon jetable. Consommateur ou consommé. Je table sur l’être pour refuser le sort qui lui est réservé. » (Lionel Soukaz)

 

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Les films psychotropes d’Ivan Zulueta

octobre 11, 2017 Laisser un commentaire

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17 novembre 2017, Braquage/Espace en Cours (Paris)

Masaje (1972), 3′, Frank Stein (1972), 3′, Get Back (1969), 3′, Leo es Pardo (1976), 10′, A mal Gam A (1976), 33′, Mi ego esta en Babia (1975), 35′

Les films de Zulueta sont des trips drolatiques et inquiétants qui invitent à l’expérience du dédoublement caractéristique du cinéma. L’image est sujette à toutes les métamorphoses (rappelons que le cinéaste était aussi dessinateur, et qu’il utilise des techniques d’animation – stop motion – dans ses films images réelles), à toutes les déliquescences, elle est l’objet d’un saisissement extatique (« arrebato ») où l’identité se dissout.

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Tchétchénie : résistance des corps

septembre 6, 2017 Laisser un commentaire

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29 septembre 2017, FranceDoc / Espace en cours 

People of no consequence (2016), Aslan Gaisumov, 8′, La familia chechena (2015), Martín Solá, 60′

Du 23 février au 9 mars 1944, l’ensemble des nations tchétchènes et ingouches, environ un demi-million de gens, accusés de collaborer avec l’occupant nazi, ont été déportés par les autorités soviétiques vers l’Asie. De nombreuses autres nations ont connu de telles déportations de masse sous le régime soviétique. Près de la moitié des Tchétchènes et des Ingouches ont péri dans cette déportation. Les survivants n’ont pu retourner chez eux qu’en 1957, quatre ans après la mort de Staline. Dans un plan séquence fixe, Aslan Gaisumov présente une salle où s’installent peu à peu face à la caméra 119 de ces survivants.
Abubakar a 46 ans et participe au dhikr (ou zikr), danse rituelle des soufis tchétchènes. A chaque dhikr il atteint une extase qui est comme un exorcisme de tout ce que son peuple a souffert au long de nombreuses années d’occupation. La présence de sa mère, de sa femme et de ses neuf enfants fait réapparaître les fantômes du passé et du présent : le récit des déportations de 1948, ses filles menacées d’enlèvement, la ville de Grozny aujourd’hui, des lumières, des sons, des paysages, des faces obscures derrière des murs détruits. Ce film-transe représente le dhikr comme un acte de résistance où les participants se réunissent avec leurs morts et leur douleur à travers la danse, la musique et la prière

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Chris Welsby : Nature et technique

septembre 5, 2017 Laisser un commentaire

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14 octobre 2017, Festival des cinémas expérimentaux et différents de Paris

River Yar (1972), 35′, Anemometer (1974), 10′, Windmill II (1973), 10′,  Seven Days (1974), 20′

Chris Welsby, héritier des protocoles formels du cinéma structurel, les emploie pour interroger les rapports entre la technique et la nature. Cette dernière n’est pas qu’un motif dans ses films, elle participe au dispositif de la représentation, tout en mettant l’accent sur les caractéristiques techniques du cinéma avec lesquelles elle interagit. Il définit ainsi sa démarche :

« Contrairement aux peintres et photographes paysagistes du 19ème siècle, j’ai évité le point de vue objectif implicite dans les vues panoramiques et les représentations d’espaces picturaux homogènes, en utilisant le clignotement, les caractéristiques lumineuses du médium filmique ou vidéo, et leurs technologies respectives, pour suggérer à la fois la beauté et la fragilité du monde naturel1. »

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Journal infime

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31 mai 2017, FranceDoc / Espace en cours (Paris)

Taipei Hours (2017), Liang-Hsian Chen, 21′, Cloud, Insect, Wire Fence (2014), Mie Kurihara, 68′

Reprenant les codes du film de famille ou du journal intime, ces films laissent effleurer l’étrangeté tapie dans l’ordinaire, que la caméra capte dans la reconstitution ou dans la spontanéité.
A Taiwan, île et cité globale, Liang-Hsuan Chen filme la journée d’une femme oscillant entre ses croyances et ses désirs. Avec le passage du temps, les différentes générations se confondent, ouvrent la possibilité d’une nouvelle approche de l’espace et de la temporalité de la ville.
Possible représentante du « cinéma naïf », Mie Kurihara réalise des films en 8 consacrés aux petites choses : insectes, barbelés… Elle réalise ici un journal, autant infime qu’intime, sur ses séjours en Thaïlande.

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J’ai comme reculé, on dirait

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11 mai 2017, FranceDoc / Espace en cours (Paris)

J’ai comme reculé on dirait (2017), Sophie Bédard Marcotte, 70 ‘

Une cinéaste et son entourage. Trois jeunes femmes remplies d’ambitions, grisées par d’innombrables possibilités. Pourtant, un désenchantement s’installe. À travers les carrières qui tardent à démarrer, les emplois ennuyeux, les débauches qui se banalisent, les ruptures amoureuses, l’envie de fuir et la recherche du bonheur à tout prix, une sorte d’état des lieux se dessine.

Tourné entre Montréal et Berlin, vacillant entre portrait intimiste et autoportrait impressionniste, J’ai comme reculé, on dirait capture le quotidien de ses personnages avec une esthétique crue et immédiate et un humour empreint d’auto-dérision.

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