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Le médisant par bonté (1945) – Joë Bousquet

« Les morts ne sont pas aveugles, ils ont des yeux qui nous suppriment. Ils nous regardent comme si nous n’avions jamais été. […] Alors, je l’ai vu, sur le noir de la glace, les yeux clos dans le capitonnage de satin qui double les cercueils et il avait les deux mains croisées sur la poitrine, comme un homme qui attend d’être jugé. Je n’ai rien dit, je craignais de ne pouvoir parler et, depuis ce jour, je prie pour qu’il ait la paix, puisque les morts ne savent plus imaginer le bonheur. Tout ce qui a fait leur existence est sur eux comme un amour fini. Ils connaissent tout et rien ne les reconnaît. […] Ils nous voient et nous n’avons pas d’yeux pour ce qu’ils sont. »

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