Accueil > Citations > Compact (1966) – Maurice Roche

Compact (1966) – Maurice Roche

Jouer quinton au vif du divin sadinet (piccina frottifrottola)

Jouter quintan d’un nerf préféré (la foutre (l’envoyer) en l’air!)

Je branlois le rifloir, piquois des deux : Sus au point de fuite sliop-snas-noc!

Je rassemblois toute ma volonté à l’extrême pointe de l’espafut jusqu’à ce qu’iceluy se monstrât roide et tencdu à poinct; puis entamais la partie, m’escrimois au pertuis :
– Baisoigne! hurlait la folle. Aboule ton bise-nénesse…

J’attrapois et tripotois popotin

timbré en coeur d’un cache-fri-fri de neuille aux retroussis kif-kif la calotte sommée d’une houppe soutenue par deux jambots holpifs.
Avec ce cri de guerre : « Montjoie Sainte Bitte! » Et le slogan : « Et con soumis mour igné ».

Maintenant, hormis son blase, je la cognoissois à fond… (soit : Mézigue aiguisant zigzag le tout sur le tout – sachant que la chose estoit du machin autre ou du truc.)

Nossucénos son écusson, je voyais rouge et gueulais : « -Taïaut! Au pal el contre-pal… A la pile – flanqué – à la fasce! » (De senestre à dextre) Taillois tranche « Pas de quartier! » Tranchois tronche (de dextre à senestre), voir tronchois tranche (selon que j’estois en face, ou en face de qui en face etc…)

Je béhouardais à m’en bistourner le gros-bois; poussois du col et appuyois au cul de telle force que les sangles les sursangles les arçons les bricoles m’en pensèrent rompre.

Lors cuydois enfiler, outre d’outre en outre la môme, le pajot, le hachoir à broquilles, la table de nuit, le mur d’en face, le gnare d’à-côté et sa grognasse d’Amerloque, le plancher tous les étages en descendant… et en montant ; ça crevait le plafond, le toit, et fonçait à tombeau ouvert – propulsé par des siècles de volonté de survivre, à en clamser – vers les espaces stellaires, infinis, au silence éternel, etc…

Et – regressus ad originem pour coïncider avec la cosmogonie – ça remontait le cours du temps, « à rebrousse-poil », jusqu’au pithécanthrope qui en glouissait, créant un embryon de langage féroce (meuglement complémentaire de l’harmonie préétablie des sphères que j’essayais, à travers la nana, d’arracher progressivement au chaos constitué par le « bruit de fond universel ».

[…]

ET VENUS EST VENUE EVE NUE AI VEINE EUE…

Publicités
Catégories :Citations Étiquettes : , , ,
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :