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Lourdes, lentes… (1969) – André Hardellet

Ils avouent, prononcent des mots et des prénoms qui ressemblent à des grognements, ils tendent les bras vers leur Germaine et leurs douze ans. Ils marchent dans des rues jonchées de fleurs mortes, dans des mines de sel, dans des villes fantômes où des putains offrent des mécaniques molles : une pièce dans la fente et ça démarre. Elles aussi, les putains, appellent au secours avec des mots, des prénoms qui ressemblent à des grognements. Branleurs des « tasses », poètes des graffitis, commis voyageurs fourbus, maniaques, boudins hors d’usage – dites-moi que vous vous souvenez! Que vous avez su, comme je savais, sous les noyers de la Coudre!
Il y a des jours où le monde ouvre tout grand ses pénitenciers, ses laboratoires nucléaires, ses casernes – et met les clés sous le paillasson. – Des gens se sont donné le mot aujourd’hui, et c’est ce mot – intraduisible – qui circule à travers la campagne assommée par Juillet et cherche à m’atteindre au passage.
Vous étiez avec moi, sans le deviner, au bord de la rivière, aux bords du désir. Joëlle, dis, des fois, si tu venais faire un tour après dîner, y’a une brèche dans le mur… L’eau faisait l’amour avec elle-même.

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