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Archive for novembre 2013

Zum Vergleich / In Comparison (2009) – Harun Farocki

novembre 8, 2013 Laisser un commentaire

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Dagboek / Diary (1972) – Johan van der Keuken

novembre 8, 2013 Laisser un commentaire

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Le songe d’une femme (1899) – Rémy de Gourmont

novembre 1, 2013 Laisser un commentaire

Ne me reconnais-tu pas, amant? Nous sommes ce que tu aimes et ce que tu viens d’adorer séparément. Nous sommes, réunies à la hâte, il est vrai, la beauté même qui t’a réjoui cette nuit ; nous sommes chaque partie d’elle-même, chacune des chapelles où tu t’es mis à genoux avec beaucoup de ferveur. Qu’importe l’ordre de notre architecture? Veux-tu que les jambes soient des bras et les bras des jambes? Voilà. Regarde. Veux-tu que les yeux soient au bout des seins et les framboises des seins à la place des yeux? Voilà. Regarde. Veux-tu que la bouche qui te parle, te parle d’entre mes blanches cuisses, mon mignon? Voilà. Regarde. Veux-tu que la tête descende à la hauteur de mon ventre et que mon ventre soit ma tête? Voilà. Regarde. Tu vois je m’exprime très bien et pourtant je n’ai pas de dents. En suis-je moins belle? Nous n’en sommes plus, mon cher, à la spécialisation des organes. Nous sommes des intelligences, nous autres, et nous savons tirer parti des anomalies. N’as-tu pas un petit miroir de poche? Donne. Oh! que je suis jolie! Voilà l’ordre véritable des choses, voilà l’architecture définitive.

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Petite anatomie de l’image : L’anatomie de l’amour (1957) – Hans Bellmer

novembre 1, 2013 Laisser un commentaire

Comment veux-tu que je t’appelle quand l’intérieur de ta bouche cesse de ressembler à une parole, quand tes seins sont à genoux derrière tes doigts et quand tes pieds s’ouvrent ou cachent l’aisselle, ta belle figure en feu…

Ton costume devrait donc faire coïncider avec tes seins l’image de tes fesses, imprimée sur le tissu en trois couleurs. Les jambes s’écarteront ainsi à droite et à gauche le long des manches rembourrées, et les bas blancs, longs gants rayés de rose, encourageront tes doigts à être deux fois la bottine, dont le talon serait le corset du pouce, et dont la pointe rouge serait l’index.

Les épaules ont le contour de tes hanches : sur le dos du costume figure, renversé, ton devant nu, de façon que monte naturellement entre tes fesses la verticale, qui dans l’image sépare les seins.

Le pied droit se répète plusieurs fois dans ta chevelure, mais en dimensions arbitraires, parce que ta chevelure noire, couleur goudron aux reflets de vaseline, est coiffée en torsades irrégulières ressemblant chacune à ton pied droit et se ressoudant en profondeur dans ta chevelure, à certains endroits où se cache un regard.

Pas plus petites qu’un grand œil, tes oreilles sont les mains de l’enfant qui occupe ta tête, bercée de tes mains dont l’enfant n’est pas plus grand que toi qui m’aimes…

[…]

Il est certain qu’on ne se demandait pas assez sérieusement, jusqu’à présent, dans quelle mesure l’image de la femme désirée serait prédestinée par l’image de l’homme qui désire, donc en dernier lieu par une série de projections du phallus, qui iraient progressivement du détail de la femme vers son ensemble, de façon que le doigt de la femme, la main, le bras, la jambe soient le sexe de l’homme, – que le sexe de l’homme soit la jambe gantée du bas collant, d’où sort gonflée la cuisse – qu’il soit le couple des fesses ovoïdes qui donnent l’élan à l’épine dorsale, légèrement recourbée – qu’il soit le sein double attaché au cou tendu ou librement suspendu au tronc – qu’il soit enfin la femme entière, assise, le dos creux, avec ou sans chapeau, debout…

Ceci posé, tout nous engage à penser que le sexe de la femme puisse, lui aussi, déterminer son image entière, que le vagin soit entre son propre pouce et son index, entre ses mains, entre ses pieds joints, entre les plis de son bras, de son aisselle, qu’il soit son oreille, son sourire, sa larme à l’œil fermé.

Mais pour que l’image de la femme obéisse ainsi à la formule vagin, il faut bien, répétons-le, que le vagin ait été d’abord simulé par l’organisme de l’homme, qu’il ait envahi son schéma corporel, son imagination musculaire.

[…]

L’essentiel à retenir du monstrueux dictionnaire des analogies-antagonismes qu’est le dictionnaire de l’image, c’est que tel détail, telle jambe, n’est perceptible, accessible à la mémoire et disponible, bref, n’est RÉEL, que si le désir ne le prend pas fatalement pour une jambe. L’objet identique à lui-même reste sans réalité.

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Le Christ dans la cité (1962) – Marcel Hanoun

novembre 1, 2013 Laisser un commentaire

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Swamiji, un voyage intérieur (1984) – Patrice Chagnard

novembre 1, 2013 Laisser un commentaire

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