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Archive for juin 2013

La fille de l’eau (1925) – Jean Renoir

juin 24, 2013 Laisser un commentaire

 

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La petite marchande d’allumettes (1928) – Jean Renoir

juin 24, 2013 Laisser un commentaire

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Le chiendent (1933) – Raymond Queneau

juin 15, 2013 Laisser un commentaire

– Vous êtes très sensible, meussieu Le Grand. Je ne vois pas ça comme vous. Pas du tout. Ce marin est très amusant, bien que ses histoires soient un peu vieillottes. Il se répète ; mais ne vous répétez-vous pas? Il est moins habile que d’autres, voilà tout. J’aime les marins ; ils me plaisent, leur vie, quelque chose dans leurs yeux. Pour ma part, c’est à peine si je sors de Paris ; comme vous le voyez. Mais ces gens qui ont vu tant de pays divers, lorsque revenus en leur ville natale, ils y apportent…

– Foutaises que tout cela.

– Merci, dit Narcense. Ce gargotier, je vous dirai qu’il ne me plaît guère. Regardez-le qui cherche à entendre ce que je dis. Mais n’est-ce pas étonnant ce petit bistrot de banlieue? Quelle heure? 10 h 30. Regardez ; au fond, c’est vrai pour le marin. Pourquoi diable alla-t-il si loin? Moi, je trouve ce bistrot splendide et tragique. La lune à moitié dans la vitre. Le patron qui fait semblant de roupiller derrière son zinc, et tend l’oreille. Le marin s’en va. Sonnette. Le chien miteux, très curieux ce chien, lève la tête, la laisse retomber. Un cheminot vient boire un noir brûlant, arrosé ; puis retourne à son travail, après avoir échangé quelques brèves paroles sur l’accident, avec le patron. Tout à l’heure le phono marchait. C’était émouvant. Je m’escuse, mais je suis dénué de scepticisme. De plus, je ne suis pas philosophe. Non, vraiment pas. Mais comme ça, de temps en temps, une chose vulgaire me paraît être belle et je voudrais qu’elle fût éternelle. Je voudrais que ce bistrot et cette lampe Mazda poussiéreuse et ce chien qui rêve sur le marbre et cette nuit même – fussent éternels. Et leur qualité essentielle, c’est précisément de ne pas l’être.

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L’estrella d’En Perris (1963) – J. V. Foix

juin 15, 2013 Laisser un commentaire

Com cada diumenge passat migdia, ens hem aturat al bell mig del pontarró de pedra que salva el rieral. Com sempre, ens hem esperat per veure les primeres esteles reflectides al bassal que enfosquen les falzies. També com sempre, tu les volies comptar, i et perdies, ulls clucs, tantost les ha bressades la marinada. Algú arriava les banderes grogues que hissen a les cases per a commemorar les festes. Damunt el bosquet volaven, rabents on en cercles regulars, els corbs. M’has dit, Emília, que tot t’era estrany: el grinyol de la corda del pou, les dues velles i llur taral·lada aturades, al pas dels segles, al rost de la Pujada de la Costa, al cant punxut dels grills, amb tristeses lunars, l’entenebrament dels ceps amb brogit secret de cremall, la veu de l’home qui mai ningú no ha vist i que parla tot sol, avui i sempre, Senyor, als apareguts dels horts. – Ja ni de nit – em deies – els somnis no em llumegen el son. ¿Qué hi fan tants de diaris rebregats, tocant a la sitja carbonera? Ja sé, Emília, que tot ens és estrany i nou. Mira com s’acosten, tumultuosos, els soldats que assetgen el crepuscle amb armes fulgents al puny. Són a milers, amb casc i cuirassa negres. M’has estret, dolça, la mà, i has respost que era la roureda que avançava i creixia, i feia la nit més profunda. – Són els grius!, hem dit, tot d’una. Ens hem trobat cadscú més sol en una conca morta. Al fons de tot es movia, suau, un teló on hi havia pintat el poble amb les senyeres d’or, la riera, el pontet, les verges cabelludes, les bicicletes arrambades a la paret de cal manyà i la lluna en un fons de carbonissa. Diumenge vienent, l’Emília i jo, com sempre, ens tornarem a descomptar tot espiant la naixenca aiguosa dels astres. (Faré tard al diari: ¿Qué hi fan, al prestatge dels llevats, tants de poemes escrits amb tinta esboradissa, entre farines calentes?)

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