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Molloy (1947) – Samuel Beckett

J’ai parlé d’une voix qui me disait ceci et cela. Je commençais à m’accorder avec elle à cette époque, à comprendre ce qu’elle voulait. Elle ne se servait pas des mots qu’on avait appris au petit Moran, que lui à son tour avait appris à son petit. De sorte que je ne savais pas d’abord ce qu’elle voulait. Mais j’ai fini par comprendre ce langage. Je l’ai compris, je le comprends, de travers peut-être. La question n’est pas là. C’est elle qui m’a dit de faire le rapport. Est-ce à dire que je suis plus libre maintenant? Je ne sais pas. J’apprendrai. Alors je rentrai dans la maison, et j’écrivis, Il est minuit. La pluie fouette les vitres. Il n’était pas minuit. Il ne pleuvait pas.

 

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