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La tragédie de la culture: La mode (1895) – Georg Simmel

La façon donnée à l’homme de concevoir les phénomènes de la vie nous fait sentir une pluralité des forces en tous points de l’existence; chacune de ces forces, en l’occurrence, s’évertue à dépasser le phénomène réel, brise contre l’autre son infinité, la convertit alors en simple tension et nostalgie. Dans tout agir, fût-ce le plus complet et le plus fécond, nous sentons quelque chose qui n’est pas encore parvenu entièrement à s’exprimer. Cela étant dû à la limitation réciproque des éléments qui s’entrechoquent, leur dualisme révèle justement l’unité de la vie globale. Et il faut d’abord que chaque énergie intérieure excède la mesure de son expression visible pour que l’existence acquière cette richesse de possibilités inépuisées qui va compléter sa réalité fragmentaire; alors seulement, les manifestations de la vie laissent soupçonner des forces plus profondes, des tensions plus ouvertes, une lutte et une paix de plus grande ampleur que les données immédiates ne le trahissent.

 

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