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Lumière, infranchissable pourriture (1935) – Joë Bousquet

On appelle cela un corps: une profondeur captive de sa transparence où la lumière du jour s’épaissit et se fait visible au contact de quelque chose de plus subtil et dont le regard d’un homme n’est que la grappe de glycine ou la fumée bleu-de-vent. A travers la blancheur de ce corps étincelle je ne sais quoi de trop perdu pour cette vie, de « l’intouchable » qui veut s’extérioriser et que l’on voit remonter au jour comme l’arc-en-ciel de ces blancheurs amoncelées. Ce n’est pas même une ombre, mais un point à travers lequel l’espace revient de l’espace et s’efforce de prendre de la hauteur sous son chargement de pure lumière. Un point dominant le corps dont il était le centre et qui se change à travers lui en son absence de tout lieu réel, devient la chair dans l’effort qu’il fait pour la quitter, et remontant tous les degrés de la chute qui a enseveli cette chair en elle-même, fait s’élever et peser sur elle une expression de l’infini. Encore convient-il de s’entendre sur le sens de ce dernier mot.

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