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Archive for mai 2012

五匹の紳士 / Cash Calls Hell (1966) – Hideo Gosha

mai 30, 2012 Laisser un commentaire

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Les Ordres (1974) – Michel Brault

mai 30, 2012 Laisser un commentaire

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La folie du jour (1949) – Maurice Blanchot

mai 29, 2012 Laisser un commentaire

Je vivais surtout dans les villes. J’ai été quelques temps un homme public. La loi m’attirait, la multitude me plaisait. J’ai été obscur dans autrui. Nul, j’ai été souverain. Mais un jour je me lassai d’être la pierre qui lapide les hommes seuls.

Je dois l’avouer, j’ai lu beaucoup de livres. Quand je disparaîtrai, insensiblement tous ces volumes changeront; plus grandes les marges, plus lâche la pensée. Oui, j’ai parlé à trop de personnes, cela me frappe aujourd’hui; chaque personne a été un peuple pour moi. Cet immense autrui m’a rendu moi-même bien plus que je ne l’aurais voulu. Maintenant, mon existence est d’une solidité surprenante; même les maladies mortelles me jugent coriace. Je m’en excuse, mais il faut que j’en enterre quelques uns avant moi.

Je commençais à tomber dans la misère. Elle traçait lentement des cercles autour de moi dont le premier semblait me laisser tout, dont le dernier ne me laisserait que moi. Un jour, je me trouvai enfermé dans la ville: voyager n’était plus qu’une fable. Le téléphone cessa de répondre. Mes vêtements s’usaient. Je souffrais du froid; le printemps vite. J’allai dans les bibliothèques. Je m’étais lié avec un employé qui me faisait descendre dans les bas-fonds surchauffés. Pour lui rendre service, je galopais joyeusement sur des passerelles minuscules et je lui rapportais des volumes qu’il transmettait ensuite au sombre esprit de la lecture.

 

 

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La littérature à l’estomac (1949) – Julien Gracq

mai 29, 2012 Laisser un commentaire

Et voici qu’il se prend à considérer avec un vague sentiment de malaise cette alluvion énigmatique blutée par les siècles qu’il sait être la littérature, et qui repose sur ses étagères en petits blocs duveteux de poussière, couleur de limon séché, par où ils nous signifient qu’ils ont été apportés par un déluge (car elle coule ferme, la littérature) et qu’ils sont là parce qu’entre tous, ils fertilisent. Mais est-ce si sûr? La mort ne fait pas grâce pour toujours. Il y a des volumes qui sont tièdes encore sous les doigts comme une chair recrue d’amour, comme si le sang battait sous la peau fine, et aussi chaque nuit, dans le silence des grandes bibliothèques, il y a un livre glorieux dont vacille dans le noir et s’éteint pour toujours la petite lumière, mais sans qu’on le sache encore, comme nous parvient après des siècles la nouvelle de l’extinction d’une étoile. S’il fallait choisir – mais vraiment choisir – s’il ne tenait qu’à lui… Il songe à ces somnambules inquiétants qui sautent de leur maison en feu, un médaillon cassé et deux ou trois photographies sales dans leur poche. Ceux-là savent maintenant à quoi ils tenaient. Ils n’enseignent pas à croire aux professeurs de littérature. Il y a un regard sans pudeur et sans courtoisie, comme le désir nu de la chair préférée, qui dépeuple les bibliothèques. Il va à ce qui le hante. Il tient à si peu…


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El Dorado (1921) – Marcel L’Herbier

mai 28, 2012 Laisser un commentaire

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La folie du Docteur Tube (1915) – Abel Gance

mai 28, 2012 Laisser un commentaire

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Aksak Maboul

mai 28, 2012 Laisser un commentaire

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