Passacaille (1969) – Robert Pinget

décembre 11, 2017 Laisser un commentaire

Que nous n’ayons pas encore trouvé une phrase, depuis le temps, pour nous en passer de la nature, une phrase qui retienne tout l’ensemble, on dirait le matin l’estomac plein jusqu’au soir où devant le coucher du soleil on la redirait la bouche pâteuse, plus besoin de sommeil ni de plaisir, phrase nourrissante, apaisante, la panacée, en désherbant le pré, en lavant le Z des autres, alimentaire, potable, éclairante, jusqu’au jour…
Cette phrase.
Pas encore trouvée.
Tu comprends dirait-il, pas encore trouvée.

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Cette voix (1975) – Robert Pinget

décembre 11, 2017 Laisser un commentaire

Pulvériser c’est réduire en poussière.
Légende ce qui doit être lu.
Pied à pied cette rédemption.
Mais alors moi qui vous cause ceusses qui la renient je les comprends.
[…]
Le doux avril ouais.
La malchance ouais.
Le rêve ah bénédiction venez.
Le temps où il surgissait d’une citrouille nous allons voir nous allons dire nous allons ouais refaire des phrases seul moyen de les liquider. Une grande phrase qu’il faudra bien désavouer pour resplendir hors de l’affreux ossuaire.

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Catalogue – Be Bop a Lulla (1987, Insomnie)

décembre 11, 2017 Laisser un commentaire

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Les blousons noirs – Spécial rock (1961)

décembre 11, 2017 Laisser un commentaire

 

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Les films psychotropes d’Ivan Zulueta

octobre 11, 2017 Laisser un commentaire

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17 novembre 2017, Braquage/Espace en Cours (Paris)

Masaje (1972), 3′, Frank Stein (1972), 3′, Get Back (1969), 3′, Leo es Pardo (1976), 10′, A mal Gam A (1976), 33′, Mi ego esta en Babia (1975), 35′

Les films de Zulueta sont des trips drolatiques et inquiétants qui invitent à l’expérience du dédoublement caractéristique du cinéma. L’image est sujette à toutes les métamorphoses (rappelons que le cinéaste était aussi dessinateur, et qu’il utilise des techniques d’animation – stop motion – dans ses films images réelles), à toutes les déliquescences, elle est l’objet d’un saisissement extatique (« arrebato ») où l’identité se dissout.

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Tchétchénie : résistance des corps

septembre 6, 2017 Laisser un commentaire

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29 septembre 2017, FranceDoc / Espace en cours 

People of no consequence (2016), Aslan Gaisumov, 8′, La familia chechena (2015), Martín Solá, 60′

Du 23 février au 9 mars 1944, l’ensemble des nations tchétchènes et ingouches, environ un demi-million de gens, accusés de collaborer avec l’occupant nazi, ont été déportés par les autorités soviétiques vers l’Asie. De nombreuses autres nations ont connu de telles déportations de masse sous le régime soviétique. Près de la moitié des Tchétchènes et des Ingouches ont péri dans cette déportation. Les survivants n’ont pu retourner chez eux qu’en 1957, quatre ans après la mort de Staline. Dans un plan séquence fixe, Aslan Gaisumov présente une salle où s’installent peu à peu face à la caméra 119 de ces survivants.
Abubakar a 46 ans et participe au dhikr (ou zikr), danse rituelle des soufis tchétchènes. A chaque dhikr il atteint une extase qui est comme un exorcisme de tout ce que son peuple a souffert au long de nombreuses années d’occupation. La présence de sa mère, de sa femme et de ses neuf enfants fait réapparaître les fantômes du passé et du présent : le récit des déportations de 1948, ses filles menacées d’enlèvement, la ville de Grozny aujourd’hui, des lumières, des sons, des paysages, des faces obscures derrière des murs détruits. Ce film-transe représente le dhikr comme un acte de résistance où les participants se réunissent avec leurs morts et leur douleur à travers la danse, la musique et la prière

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Chris Welsby : Nature et technique

septembre 5, 2017 Laisser un commentaire

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14 octobre 2017, Festival des cinémas expérimentaux et différents de Paris

River Yar (1972), 35′, Anemometer (1974), 10′, Windmill II (1973), 10′,  Seven Days (1974), 20′

Chris Welsby, héritier des protocoles formels du cinéma structurel, les emploie pour interroger les rapports entre la technique et la nature. Cette dernière n’est pas qu’un motif dans ses films, elle participe au dispositif de la représentation, tout en mettant l’accent sur les caractéristiques techniques du cinéma avec lesquelles elle interagit. Il définit ainsi sa démarche :

« Contrairement aux peintres et photographes paysagistes du 19ème siècle, j’ai évité le point de vue objectif implicite dans les vues panoramiques et les représentations d’espaces picturaux homogènes, en utilisant le clignotement, les caractéristiques lumineuses du médium filmique ou vidéo, et leurs technologies respectives, pour suggérer à la fois la beauté et la fragilité du monde naturel1. »

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